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Argentine

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Argentine
Armoiries de l Argentine.png
Ratification de la Convention pour la sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) : 9 août 2006
Élément inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité
Le Tango (2009)
Le filete porteño à Buenos Aires, technique picturale traditionnelle (2015)
Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine immatériel en Amérique latine (CRESPIAL)
(Centre de catégorie 2)


L'Argentine est le soixantième État à avoir ratifié la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel(PCI)[1]. La Constitution de l’Argentine de 1853 prévoit que l’État est responsable de la préservation du patrimoine culturel[2].

La protection du Tango en Argentine

Le tango inscrit en 2009 sur la Liste représentative du PCI de l'humanité
Crédits : Anouchka Unel via Wikimedia Commons

L’Argentine avait avant la ratification de la Convention pour la sauvegarde du PCI une législation conséquente en matière de protection du Tango :

  • instauration de la Journée nationale du Tango en 1977, par le décret nº3781 du 11 décembre ;
  • création de l’Institut National du Tango par la loi nº23.980 du 14 août 1991 ;
  • déclaration du Tango comme élément du patrimoine culturel de l’Argentine par la loi nº24.684 du 14 août 1996.

Ce corpus normatif a continué à se développer après la ratification de la Convention avec notamment la loi nº26.046 du 8 juin 2005 créant la semaine nationale du Tango et la loi nº26.226 du 28 mars 2007 consacrant l’année 2007 année d’hommage à Homero Manzi.

La mise en œuvre en droit interne de la Convention pour la sauvegarde du PCI

Comme l’Argentine est un État fédéral la mise en œuvre de la Convention se déroule à deux niveaux : au niveau national et au niveau fédéré, c’est-à-dire, celui des provinces et du district fédéral de Buenos Aires.

Plusieurs provinces ont adopté des législations qui intègrent le patrimoine culturel immatériel (PCI) comme composante de leur patrimoine culturel comme :

  • le District Fédéral de Buenos Aires qui a adopté le 4 décembre 2003 la loi nº1227[3];
  • la loi nº6801 du 26 juin 1997 de la province de San Juan (art. 3 D)[4] ;
  • la loi nº7500 du 29 décembre 2004 de la province du Tucumán [5].

Certaines provinces se sont emparées du PCI, comme :

  • la province de Santa Cruz qui a octroyé à plusieurs personnes le titre de Tesoro Viviente (trésors humains vivants) :
  • à Carmen Vargas à titre posthume[6] [7];
  • à Sofia Vivic de Cepernic [8].
  • la loi nº3138 du 10 juin 2010 de la Province de Santa Cruz relative au patrimoine culturel, naturel, architectural, urbain et rural comporte une définition précise du PCI[9];
  • un chapitre entier, annexé au décret nº1.882 du 13 août 2009 édicté par la Province de Mendoza, est consacré à des dispositions spécifiques pour la sauvegarde du PCI[10].

Les législations spécifiques à certains éléments du PCI

Le filete porteño à Buenos Aires, technique picturale traditionnelle inscrit en 2015 sur la Liste représentative du PCI de l'humanité
Crédits : Sara&lain of London UK via Wikimedia Commons
Depuis la ratification de la Convention pour la sauvegarde du PCI, l’Argentine adopte, au niveau national, des législations spécifiques à plusieurs éléments du PCI argentin. Une loi est adoptée pour chaque élément du PCI. Le régime juridique du PCI apparaît ainsi comme morcelé.

Le 18 novembre 2009, l’Argentine a adopté la loi nº26.558 qui reconnaît l’appartenance du Chamamé au patrimoine culturel argentin et déclare le 19 septembre journée nationale du Chamamé[11].

La loi nº26.531 du 28 octobre 2009 crée un régime de protection et de promotion du Bandonéon[12].

Les organismes compétents pour la sauvegarde du PCI

Au niveau national les structures chargées de la question du PCI sont :

  • la Dirección de Patrimonio y Museos au sein du Secretaría de Cultura de la Presidencia de la Nación  ;
  • le Sistema de información cultural de la Argentina qui recense la Culture en Argentine ;
  • l’Instituto Nacional de Antropología y Pensamiento Latinoamericano qui mène une mission de recherche et de documentation du PCI ;
  • l’Instituto Nacional de Musicología « Carlos Vega » ayant une mission de recherche circonscrite à la musique.

Annexes

Notes et références

  1. La loi nº26.118 relative à la ratification de la Convention pour la sauvegarde du PCI promulguée le 25 juillet 2006 est publiée au bulletin officiel du 21 novembre 2006, p. 34
  2. art. 41 de la Constitution de l’Argentine de 1853
  3. (art. 4(j))de la loi nº1227
  4. art. 3.D de la loi nº6801 du 26 juin 1997 de la province de San Juan
  5. art. 2 de la loi nº7500 du 29 décembre 2004 de la province du Tucumán
  6. Déclaration publiée au bulletin officiel du 17 mars 2011, nº4474, p. 2
  7. Déclaration publiée aux bulletins officiels respectivement le 17 mars 2011, nº4474, p. 2 et le 10 avril 2012 nº4579, p.2
  8. http://www.santacruz.gov.ar/boletin/09/diciembre09/10dic09.pdf Déclaration publié au bulletin officiel du 10 décembre 2009, nº4346, p.5
  9. art.2.b de la loi nº3138 du 10 juin 2010 de la Province de Santa Cruz
  10. Décret nº1.882 du 13 août 2009 publié au bulletin officiel du 31 août 2009, p. 7851
  11. La loi nº26.558, publiée au bulletin officiel du 23 décembre 2009 nº31807, p. 2
  12. La loi nº26.531 du 28 octobre 2009 (publiée au bulletin officiel du 20 novembre 2009, nº31785, p.3

Bibliographie

  • República de la Argentina normas legales sobre patrimonio cultural inmaterial [en ligne], site du CRESPIAL, disponible sur :

http://www.crespial.org/new/public_files/legislaci%C3%B3n-argentina.pdf (consulté le 29 octobre 2013).

  • GARCÍA, Silvia, P., Estado del arte del patrimonio cultural inmaterial : Argentina [en ligne], Centro Regional para la Salvaguardia del Patrimonio Cultural Inmaterial de América Latina (CRESPIAL), 2008, 64 p., disponible sur :

http://www.crespial.org/new/public_filesfile/pci_argentina.pdf (consulté le 28 octobre 2013).

Liens externes